06 novembre 2008
Au Ps, tous pourris?
Pour six ou sept réunions par an au conseil d'administration de Dexia,
Elio Di Rupo va toucher 32.000 euros bruts. A ajouter à ce qu'il perçoit
comme président du PS (fonction pour laquelle il a estimé devoir gagner autant qu'un ministre, soit 202.340 euros), comme bourgmestre de Mons 61.932 euros) et comme député (95.927 euros).
Il a récemment renoncé à la présidence des intercommunales IEH 17.726 euros, et Idea (37.913 euros), mais reste administrateur de cette dernière, comme de la société de logements Sorelobo. Il siège également au conseil de six asbl (comme président dans quatre d'entre elles) et préside quatre sociétés anonymes liées à la commune de Mons. Si l'on additionne ne fut-ce que le montant des rémunérations connues, on atteint un revenu annuel de 392.199 euros (15,8 millions de FB).
C'est énorme par rapport au revenu imposable moyen des Montois, 18 fois moins élevé. C'est encore peu en regard de capitalistes comme la famille Boël. Si la fortune de celle-ci rapporte un minable taux de 5%, cela lui fait un revenu annuel de 41 millions d'euros. Et justement, une partie de cette fortune est placée en actions Belgacom, société... privatisée par un certain????????????... Di Rupo.
En ce sens, le président du PS a bien sa place à Dexia, descendant du Crédit communal privatisé. Car le tableau de chasse de Di Rupo permet de lui décerner le titre de plus grand « privatisateur » de l'histoire de Belgique. Comme ministre, il a mené la privatisation de Belgacom, a vendu la Sabena à Swissair (désastre qui refait l'actualité), a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste (ce qui revient à une privatisation puisqu'elle ouvre au privé des activités du public). Et il était à un poste clé, Vice-premier ministre ou président d'un PS au gouvernement, lors d'un grand nombre d'autres privatisations (voir tableau).
Di Rupo a beau peaufiner son langage de gauche en direction des travailleurs de Belgique ou des alter mondialistes en forum au Brésil, les capitalistes continuent à savourer leur porto allègres: ils savent leur serviteur aussi habile que fidèle.
Et n'oublions pas: 'il en a marre des parvenus....'
Le palmarès de Di Rupo:
Entreprise visée: Fonctions de Di Rupo :
1994 Privatisation SNI (Distrigaz) Vice-Premier ministre
1. 1995 Privatisation Belgacom Ministre responsable
2. 1995 Privatisation Sabena Ministre responsable
3. 1995 Privatisation SNCI (banque) Vice-Premier ministre
4. 1995 Privatisation INCA (banque) Vice-Premier ministre
5. 1996 Privatisation Crédit communal Vice-Premier ministre
6. 1998 CGER totalement privatisée Vice-Premier ministre
7. 1999 Libéralisation poste (> 350 gr.) Ministre responsable
8. 2000 Privatisation OCCH (banque) Président du PS
9. 2003 Libéralisation rail (fret) Président du PS
10. 2004 Belgacom en Bourse Président du PS
11. 2004 Privatisation Biac Président du PS
Crédule or not?
Bonjour à tous,
Et oui, déjà jeudi! Vivement demain soir quand même.
Quoi de neuf? Pas grand-chose, on nous casse toujours les pieds avec les USA, à tel point que notre bonne vielle crise politique belge ne figure même plus dans le top 10 des préoccupations des belges.
Car oui, l'imbécile crédule que représente 95 % de la population s'imagine que si nous n'en parlons pas, tout va bien. Ce n'est naturellement pas le cas.
Sinon, j'ai le plaisir de vous annoncer que le nombre d'auteurs présent lors du salon est de... 11.
Que du bonheur non?
Je vous invite aussi à lire mon spin-of, qui devrait prochainement bouger quelques peu.
Bonne journée