05 juin 2009
le premier qui me dit que la Belgique est une démocratie à mon pied au cul ;-)
Ce vendredi risque d'être chaud à Hal. Hier, le bourgmestre Dirk Pieters (CD&V) a annoncé qu'il allait faire enlever les panneaux destinés à accueillir les affiches électorales.
Sa décision fait suite à deux événements. Le premier concerne l'annonce par le tribunal de première instance de l'illégalité du règlement de police de Hal interdisant aux listes francophones de coller leurs affiches.
Le second - conséquence directe du premier - constitue l'annonce du bourgmestre de Linkebeek Damien Thiéry d'aller y coller ses affiches à grand renfort de publicité. Une première tentative avait eu lieu le 22 mai.
Le maïeur de Hal avait accepté la décision du tribunal de première instance, précisant que ces panneaux restaient réservés aux partis néerlandophones.
De son côté, Damien Thiéry juge l'attitude du maïeur de Hal inacceptable. "C'est un véritable scandale. Et va tout à fait à l'encontre de l'ordonnance prise hier (avant-hier, NdlR) par le tribunal de première instance."
Damien Thiéry ira évidemment - "comme prévu" - coller ses affiches à Hal ce vendredi.
Gageons qu'un comité d'accueil l'attende de pied ferme.
"Je serai accompagné par un huissier. Et si je constate que les panneaux ont disparu, je pense que le bourgmestre de Hal peut s'attendre à des poursuites judiciaires d'envergure."
En marge de ce conflit ponctuel, trois élus UF de la périphérie (Christian Van Eyken - Wezembeek-Oppem, Hadelin del Marmol - Overijse et Magali Eylenbosch - Drogenbos) ont déposé plainte contre les communes flamandes qui refusent d'organiser l'élection européenne pour protester contre l'absence de scission de BHV.
ça se passe comme ça en Belgique !
La commune à facilités de Drogenbos, en périphérie bruxelloise, recherche toujours des présidents pour ses bureaux de vote, trois candidats francophones ayant été écartés après avoir sollicité une traduction en français de leur lettre de convocation, rapporte vendredi Le Soir.
A deux jours des élections, la commune ne peut compter que sur une seule personne pour les cinq bureaux de vote.
Alors que les candidats francophones ont demandé - comme la loi le leur permet- une traduction en français de leur lettre de convocation, la justice de paix de Hal a réagi en faisant un classement vertical de cette requête, explique Le Soir.
Ces trois personnes ont appris qu'elles étaient considérées comme "réfractaires" par la justice. Même scénario pour deux assesseurs francophones.
"On n'avait jamais écarté ainsi des francophones", a commenté Corinne François, la première échevine de la commune.