Alors, je dois m'en remettre à mon flaire et aux fondamentaux :
1) a qui profite le crime
2) les assassins reviennent toujours sur le lieu du crime
3) la solution la plus incroyable est généralement la bonne à condition que le reste ait échoué.
Bon, pour la dernière je ne suis plus trop sur, mais c'est du détail.
Alors à qui profite le crime? d'abord à sa fille, qui hérites de la fortune de son père. Mais elle ne l'a pas tué... après tout, elle ne s'appelle pas Jess, hors le rouge à lèvres sur le miroir de la salle de bain indique clairement que l'assassin se nomme Jess. "Bon rouge ne saurait mentir" comme dirait, euh, bref. Ce n'est pas elle !
Je peux également exclure un tueur fou. le message laissé par la victime laisse penser que ce pauvre homme connaissait sa victime. Quant à la femme de ménage, une personne capable de mettre un chien innocent dans le micro-onde, est-elle coupable? Sans aucun doute, mais j'ignore encore son crime. Il faut me rendre à l'évidence, cette affaire ne sera pas réglé avant le diner.   Pour résoudre l'énigme je dois faire confiance en ma logique implacable, et mon sens inné de la déduction. Et comme la faim et mon goût prononcé pour le voyeurisme, me poussent à me rendre sur le lieu du crime. Je décide donc de monter dans ma voiture, et me prépare à effectuer une planque. Après tout, les assassins reviennent toujours sur les lieu du crime...
Savez-vous ce qu'un détective privé emporte dans sa voiture lorsqu'il est en planque?
D'abord de quoi survivre : de quoi manger, de quoi boire, une console de jeu, bref l'essentiel. Ensuite le matériel d'observation : jumelle, micro "fusil", armes et naturellement Donuts et café. Je peux bien vous l'avouer, généralement je me sert plus des trois premiers que des deux derniers. Je déteste les Donuts et je préfère, et de loin, le coca frais au café chaud. Mais que voulez-vous un bon professionnel se doit d'utiliser le meilleure matériel et le plus efficace. Et si je veux débusquer le coupable, j'aurai besoin de toutes mes armes.
Et voici donc, comment, pour les beaux yeux d'une orpheline, je me retrouve dans la magnifique Clio >>>>pas dans le livre>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
de fonction, le dernière modèle de l'année 1999 excusez du peu, occupé à faire le guet en attendant que l'assassin revienne sur les lieux de son forfait. Pour mettre toutes les chances de mon côté, je commence par un signal fort, je mors généreusement dans un Donuts, histoire de dire à l'assassin "tu vois je suis prêt". Je vous vois venir, vous allez me dire que si l'assassin sait que je le regarde, il ne viendra pas. Détrompez-vous ! Je suis convaincu que j'ai en face de moi un joueur, quelqu'un qui profitera de ma présence pour me défier. Il n'en peut être autrement, j'ai mordu dans le Donuts.
Avez-vous, par ailleurs déjà constaté les énormes difficultés que l'on rencontre pour "passer le temps" dans une voiture? Cela me rappel d'ailleurs ce matin, j'ai eu une pensée philosophique à propos des voitures. En effet, je roule, donc je suis.
C'est d'ailleurs inévitable dans le monde moderne... De rouler je veux dire... car pour avoir une pensée... Voilà déjà dix minutes de passé. Ohhhhh que je m'ennuie !
Tiens, une voiture qui passe dans la rue, joli fille au volant...Croyez-vous qu'elle s'arrêterait pour faire un brin de causette? Cela me fait penser, avez-vous remarquez, dans notre monde si moderne, qu'il y a deux endroits où l'être humain est antipathique à souhait?
L'ascenseur et la voiture.